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Message Sujet: "Tu veux un tire-baba ? J'en ai des tas !" [Lallie] Jeu 22 Jan - 15:39


La grotte d’Ali Baba ? Plutôt, la grotte d’Ariel, la petite sirène, dans le film de Disney ! Le nid de Caroline, la terrible terroriste. Un bric-à-brac impressionnant d’objets en tout genre, hétéroclites ou déglingués ! Plus besoin de les cacher, maintenant qu’elle vivait avec ses frères. Pas de fenêtre à sa chambre, évidemment, mais ce n’était pas grave. C’était son endroit à elle. Sa maison. Toute petite et un peu bizarre. Un peu comme elle… Non, elle, elle était grande et d’ailleurs, elle avait levé ses longues jambes pour les admirer, tout en restant allongée sur son lit, au-dessus de l’édredon rose, en shorty et petite chemisette blanche. Pas de soutien-gorge. Ça sert à presque rien. Une moue s’était dessinée sur son visage, alors que son nez se fronçait. Themis les avait critiqués, ses petits seins. Salope ! Mais ils étaient très bien comme ça, non ? Elle avait battu des jambes dans le vide, indécise, avant de lever son minois vers l’étagère, au-dessus de sa tête.

Des « Barbie », il y en avait pleins. Elle en faisait collection, de la Jézabel de son enfance. Même si maintenant, Jézabel, souvent, c’était elle ! Ca avait été son nom de code, pendant la mission enterrons les pourris. Ca avait fait rire les garçons. Elle l’avait choisi elle-même. Femme-enfant, femme-poison ! Certains feraient sans doute bien de se méfier, au lieu d’en sourire comme des idiots. Les hommes sont idiots. Presque tous.

Mais dans sa piaule, il n’y avait pas que des poupées ! Il y avait de tout ! Tout ce qu’elle volait, tout ce qu’elle piquait, tout ce qu’elle dérobait, c’était plus fort qu’elle ! Il lui fallait systématiquement un petit souvenir de tout. Sur le moment, ça faisait battre le cœur plus vite. Ca faisait monter l’adrénaline. Elle était accro ! Et la veille, elle était sacrément montée, alors qu’elle se trouvait dans cette crypte, à danser sur la pierre plus froide que la mort. Elle avait piqué ce jolie crane, à l’intérieur de l’une des tombes, celui qui se trouvait là bas, sur la petite commode. Attention, c’était les restes d’un Rookwood important, probablement. Marrant, mais leurs os ne brillaient pas dans la nuit… Pourtant ils étaient magiques...

Un long frisson remonta le long de son dos, pour mourir à son échine, alors qu’elle s’étirait longuement, comme une chatte paresseuse, un sourire sur les lèvres, les yeux fermés. Elle avait adoré être au cœur de l’action, pour une fois. Lallie ne lui faisait pas assez confiance ! Elle avait assuré hier, non ? La preuve, elle en était revenue vivante et prête à recommencer, quand Daryl le voudrait !

Dans un soupir alanguis, elle s’était redressée, pour prendre ce flingue, qu’elle avait subtilisé hier, à ce sniper qui avait fini dans son lit et qui s’était barré sur la pointe des pieds, dans la nuit, comme pour ne pas la réveiller. Il avait peur de quoi ? Sûr qu’elle ne l’aurait pas retenu. Pas terrible en plus ! Elle préférait les garçons aux yeux clairs. Elle avait toujours préféré les garçons aux yeux clairs ! Pendant qu’il dormait, elle avait caché l’arme dans sa table de nuit et ce nigaud n’y avait vu que du feu ! Qui est pris qui croyait prendre ! C’était elle qui l’avait bien eu ! Assise en tailleurs, elle en avait caressé la crosse, ne retirant pas le cran de sureté, en la pointant finalement sur son étagère à bondieuserie. La langue coincée sous sa canine, un œil refermé, l’autre dans le viseur, elle avait fait semblant de tirer sur une petite vierge Marie.

« PAN ! »

Ca faisait des lustres que Lallie l’entraînait au tir, mais elle n’était pas encore pleinement satisfaite de sa petite élève. Pourtant, elle ne s’en sortait pas si mal… Mais c’était vrai qu’elle était meilleure à l’arme blanche, plus discrète, plus féminine aussi. Son corps avait pivoté en même temps que l’arme, vers l’étagère suivante, celle pleine de grosses boîtes à bonbons, pleines de…

« PAN ! »

… Pas de bonbons, en tout cas. Et puis une autre cible, ce poster de Léonardo Di Caprio… Elle en était fane depuis qu’elle l’avait vu dans ce remake de Roméo et Juliette, plein de bagnole et de pistolets anciens. Et là, elle l’avait dans son viseur.

« Non, pas toi, je t’aime trop chéri ! »

Elle avait baissé l’arme, avait avancé ses lèvres en un baiser et avait finalement sursauté, en entendant la porte s’ouvrir. Ils ne pouvaient pas frapper ? Et elle avait vite caché le flingue derrière son dos, redressé le buste fièrement et pris son air le plus innocent, sans se lever de son lit. En fait, c’était juste Lallie… Mais pas question de lui sauter dessus pour un bisou de copine, sinon, elle se ferait gaulée, pour son petit larcin de la veille… Fallait quand même avouer qu’un sniper qui se faisait piquer son arme, c’était quand même la lose… Pour lui quoi !

« Salut »

Sourire innocent, alors qu’elle tentait de faire passer discrètement l’arme sous l’édredon défait.

« Tu sais tout, pour hier ? »

Elle avait des étoiles pleins les yeux, comme une petite fille devant une barbe à papa.
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Message Sujet: Re: "Tu veux un tire-baba ? J'en ai des tas !" [Lallie] Jeu 22 Jan - 15:39



You're drinving me crazy you know that ?





La chambre de Lallie,
Quelques instants plus tôt,

La lumière bleutée de l'écran de son téléphone fut la première chose qu'elle vit alors que s'élevait déjà dans les airs encore chauds de la pièce la sonnerie étouffée lui signalant l'arrivée d'un message. Elle avait grimacé tout en s'extirpant de dessous les draps... Le nom sur l'écran qui l'agaça avant même qu'elle n'ait pris connaissance du message. Ses prunelles ambrées qui glissent sur les mots qui lui donnaient rendez-vous pour ce soir. Un soupir à ses lèvres alors qu'elle passe la main dans ses cheveux et se secoue. Ses doigts qui tapotent sur le clavier... Elle y sera mais il a intérêt à ce que cela en vaille la peine sinon elle lui arrachera ce qui pendouille entre ses cuisses et dont il semble si fier ! Un message réponse qui ne tarda pas à arriver et qui la fait presque grogner. Le bruit de l'eau qui se coupe et de la porte de la salle de bains qui s'ouvre laissant apparaître cette silhouette aussi masculine que détrempée qu'elle n'aperçoit que lorsqu'il est près d'elle. Des prunelles de jade qui parcourt les échanges et un grommellement avant qu'il ne réponde. Elle ne viendra pas. Lui, viendra. Et s'il veut faire affaires c'est à prendre ou à laisser.

Liam est un connard et je n'ai pas la moindre confiance en lui.
il lui rendit son téléphone, se détournant pour mieux se sécher ne pouvant s'empêcher d'ajouter, plus grognon encore que d'ordinaire Je te pensais plus prudente...

Et ça veut dire quoi, ça ? Que tu n'as pas confiance en mon jugement... ou en moi ?
avait-elle dit tout en se relevant et en venant trouver celui qu'elle contraignit à se retourner pour lui faire face. Ses prunelles ancrées à celles de l'homme elle avait persiflé Si t'as quelque chose à dire tu le balances maintenant ! J'ai jamais aimé les devinettes et les tiennes encore moins que les autres ! elle voulut se détourner mais cette-fois ce fut lui qui la retint, l'agrippant par les poignets et la basculant contre ce mur où il la maintint, pesant de tout son poids contre elle. Ses lèvres qui frôlent sa nuque alors que leurs bassins s'épousent Et si tu crois que me sauter me fera taire tu te plantes !

Je ne te saute pas ! Je te fais l'amour, nuance...
avait-il soupiré avant que de plonger dans son regard et de la relâcher tout en murmurant contre ses lèvres Tu m'emmerdes Lallie... Sérieux, tu m'emmerdes ! puis il s'était éloigné, allant ramasser ses habits Liam est un poids mort, un problème en devenir et je ne vois pas pourquoi tu persistes à traîner avec ce crétin ! C'est comme cette fille, cette cinglée pas même foutue de tenir une arme ! il enfilait son t-shirt quand il la regarda et hurla presque Mais qu'est-ce qui t'a pris de laisser la direction des opérations à Caroline ? Cette fille est instable et totalement givrée !

Tu ne voulais pas que j'y aille ! Tu as refusé que je m'en occupe alors j'étais supposée faire quoi ? Laisser les hommes y aller seuls peut-être ?
avait-elle hurlé à son tour tout en enfilant sa robe et en revenant à lui pour mieux le tancer du regard Caroline n'est pas folle ! Et je lui fais confiance ! Remettre mon choix en cause pour cette mission, qui je te le rappelle, fut un succès, c'est me remettre moi en cause Daryl ! ses mains qui poussent et bousculent l'homme alors qu'elle lui jette au visage A moins que tu ne regrettes que je n'ai pas laissé la petite princesse aux boucles blondes y aller ? Mais non suis-je bête ! Elle non plus tu voulais pas l'y voir ! Parce que tu la sautes elle aussi, c'est ça ?

Je ne te saute pas bordel ! Et, elle... je ne la saute plus...
avait-il soupiré conscient d'être sur un terrain plus que glissant comme toujours. Sa main au poignet de Lallie alors qu'elle part Mais tu veux peut-être qu'on aligne les scores ? Caleb ou Aldric ? Lequel de mes potes baise le mieux ?

T'es trop con ! Sérieux t'es vraiment trop con !
avait-elle hurlé avant que de se dégager et de prendre la direction de la porte. Levant son majeur elle avait persiflé, les joues rougies par la colère Et pour tes potes t'as qu'à demander à leurs maîtresses moi j'en sais foutre rien ! puis elle avait ouvert la porte et avait murmuré Et arrange-toi pour pas tuer Liam toute à l'heure ! Il est utile quoique tu en penses !

Tu vas où encore ?
avait-il dit tout en la rejoignant dans le couloir et en lui passant à l'annulaire cet anneau qu'elle avait oublié Tu sais que t'es la reine des chieuses quand tu veux ? un baiser à ses lèvres après s'être assuré que personne ne pouvait les voir Et pour Caroline... Dis-lui que c'était du beau boulot... Mais je persiste et signe cette nana est timbrée !

Pas plus que moi et, pourtant moi, tu m'aimes non ?
avait-elle murmuré contre ses lèvres avant que de remettre son anneau. Puis, avisant des hommes qui arrivaient elle s'était éloignée, faisant mine de vérifier son arme Et pour Caroline, je le lui dirais. Mais avise-toi encore une fois de la traiter de cinglée et je t'arrache les couilles !

Daryl avait ri et s'était éloigné, lui faisant à son tour un doigt d'honneur. Jamais elle n'oserait. Ca lui manquerait trop !



~***~


Le Nid,
Maintenant,

Venir dans la chambre de Caroline c'était comme entrer dans une dimension parallèle où rien de ce qui faisait le monde n'avait plus cours. Ici régnait le plus singulier et loufoque des désordres, du genre de celui qui mettait les nerfs en pelote de celle qui ne supportait que l'ordre... sans doutes le côté militaire de Daryl avait-il fini par déteindre sur elle. Un comble... De toutes façons tout ce qui lui venait de cet homme ne laissait de la laisser perplexe... un peu à l'image de cet anneau d'or jaune à son doigt qu'elle caressait machinalement jusqu'à ce qu'elle sentit le regard de sa meilleure amie glisser dessus. La petite pie de rouquine aurait-elle des velléités de chapardage ? Enfin, de nouvelles car en juger par l'état de la pièce, Caroline avait du trouver plus d'une façon de se faire plaisir depuis la dernière fois où Lallie était venue la trouver dans son antre ! Le regard de la brune glissa un instant sur ce crâne qui reposait, tel un trophée dans un coin... au milieu des poupées Barbie et des autres objets, trophées toujours plus iconoclastes que sa meilleure amie volait ici et là. Et à en juger par son petit air de ne pas y toucher il devait y avoir au moins un larcin dont elle n'entendait pas se vanter ! Lallie avait soupiré tout en se rapprochant du lit de son amie. Elles se connaissaient bien trop pour pouvoir encore se leurrer. Pas elles et pas après tout ce qu'elles avaient déjà partagé ! Repoussant avec douceur mais fermeté la jolie rousse elle avait soulevé les oreillers et l'édredon avant que de découvrir cette arme qu'elle saisit et examina avant que de la tendre à Caroline

Je devrais t'enguirlander mais, d'une part t'es pas une gamine et je n'ai rien d'une figure maternelle... De deux j'ai pas franchement la tête aux sermons... Et de trois, qui que soit le crétin qui s'est fait délester il n'avait qu'à pas être aussi minable !
un soupir alors qu'elle se laissait tomber sur le lit, aux côtés de son amie et fixait le plafond Il en valait la peine au moins le bonhomme ? Ou un connard de plus à ajouter à ta déjà longue liste ? puis, se retournant pour se retrouver allongée sur le flanc elle avait tenté de se fendre d'un sourire mais semblait ailleurs, ses doigts jouant toujours aussi nerveusement avec son alliance Et pour hier... J'ai su, évidemment. J'ai eu les rapports de tout le monde... sauf de toi ma belle ! un soupir alors qu'elle se redresse et se relève Trop occupée j'imagine ? En tous cas, et sur ce point là même cet abru... même Daryl est d'accord, tu as assuré. Bravo, c'était de l'excellent travail ! Je regrette de n'avoir pas pu y assister mais... mais Daryl refusait de me voir exposée... quel con ! un soupir alors qu'elle se secoue et propose Un tour en ville ça te tente ? J'en peux plus de rester enfermée au nid ! En plus je sais qu'un clan qui n'est pas de nos alliés doit recevoir une livraison d'armes ce soir... Ca te dirait d'aller y faire un tour ? On pourrait... tester ton nouveau jouet ! Et tu pourrais me prouver que mes leçons portent leurs fruits ! Daryl commence à désespérer de te voir arriver à atteindre correctement ta cible ! Et comme j'en ai marre de me prendre la tête avec lui à ton sujet... Si on allait lui prouver ce que nous savons faire ?

Puis elle avait sorti les clés de sa voiture et les avait agité sous le nez de son amie. Une virée entre filles, entre terroristes plus encore, cela ne se refusait pas !N'est-ce pas ?



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Message Sujet: Re: "Tu veux un tire-baba ? J'en ai des tas !" [Lallie] Jeu 22 Jan - 15:40


C’était quoi, cette anneau doré, qui brillait au doigt de Lallie ? Elle ne l’avait encore jamais vu avant et en bonne petite pie voleuse, le bijou avait tout de suite attiré son attention. Elle allait d’ailleurs poser la question directement, quand elle remarqua que sa meilleure amie faisait l’inventaire de ses nouveaux trophées et en particulier, de ce fameux crâne, ramassé dans la crypte, juste avant le feu d’artifice, boum, boum, boum.

- C’est un authentique Rookwood hein. Mais je sais pas encore comment je vais l’appeler. J’hésite entre Gargamel et Asrael !

Caroline avait posé un indexe sur ses lèvres, le visage légèrement penché vers la droite, le plus sérieusement du monde, comme si elle essayait d’évaluer quel prénom seyait le mieux à cette vieille relique macabre ! Elle aurait certainement gagné, elle, en tout cas, à adopter un air bien plus innocent, certainement, en face de Lallie ! Il ne lui avait pas fallu plus de deux minutes pour trouver l’arme et la grande rousse avait avancé sa lèvre en avant, dans une moue boudeuse, mais pas franchement désolée. Oh oui, c’était très mal… Mais bon ! Sa meilleure amie n’allait quand même pas l’engueuler pour ça, si ? Non ! Surtout que le plus à sermonner, c’était certainement le crétin qui s’était fait voler.

- C’était Scott !

Elle avait ri alors qu’elle dénonçait sans le moindre état d’âme et avec une pointe d’amusement, son amant de la nuit dernière. Comme une enfant bien contente de mettre la faute sur quelqu’un d’autre ! Une vraie petite rapporteuse ? Et alors ? Elle ne lui devait rien à ce crétin-là, il y avait gagné tout autant qu’elle, à partager son lit. Alors, tant pis pour lui. Avec un sourire rêveur, Caroline s’était remémoré quelques instants de ce qu’ils avaient pu faire sur ce lit, les yeux levés vers le plafond, avant de hausser les épaules, à la question de Lallie.

- Distrayant et pas chiant, il s’est tiré comme un voleur… Le nigaud.

La voleuse, c’était elle et lui, il s’était fait délester d’un très, très gros flingue, que la jeune femme regardait désormais avec envie. Sa meilleure amie n’allait quand même pas le lui reprendre ? Elle l’avait eut à la loyale… Ou presque. La loyauté façon terroriste quoi ! Il savait à quoi s’attendre, Scott ! Et puis, si elle avait tant assuré que ça, la veille, elle méritait bien une petite récompense, non ? En plus, celle-là, elle avait eu le mérite de se l’octroyer elle-même.

Lallie s’était allongée à côté d’elle et ne cessait de jouer avec cette bague bizarre et pas si jolie que ça, que Caroline ne pouvait cependant pas s’empêcher de regarder. C’était quoi, ce nouveau truc ? Elle allait le demander franchement, quand sa meilleure amie lui proposa une petite virée ! Il y avait une livraison à intercepter, la jolie brune ne voulait pas rester au nid et puis, c’était l’occasion de tester le nouveau joujou de la petite voleuse…

Qui sauta du lit en hâte, les bras levés comme un joueur de tennis venant de gagner son match, avant d’entamer une petite danse de la victoire, son indexe et son majeur en V, passant devant son visage. Elle avait ensuite foncé vers son armoire, pour enfiler un jean slim qui l’était vraiment, pour le coup et dans lequel elle du sauter littéralement, pour parvenir à le passer. Si Lallie était fière d’elle, apparemment, ce n’était pas le cas de Daryl, qui lui prenait la tête à cause des cours de tirs.

- C’est parce que ces cible en carton, ça m’inspire pas du tout !

Ben oui ! Elle était convaincue qu’elle serait bien meilleure en situation ! Là, il n’y avait aucun enjeu, si ce n’était, faire plaisir à leur chef qui, il fallait bien l’avouer, n’était pas franchement un gros marrant !

Une fois le bouton de son pantalon refermé, elle se posa devant le miroir et remontant ses cheveux au-dessus de sa nuque, en un chignon aussi fou qu’elle, avant de planter à l’intérieur, deux longues aiguilles à tricoter.

- Tu sais ce que cette pétasse de Thémis à oser me dire ? Que je devrais rembourrer mon soutif !

N’importe quoi ! D’un geste agacé, elle avait attrapé un petit sac à main en tissu noir, recouvert de dentelles sombres, avec des franges au bout. Elle y avait fourré un tube de rouge à lèvre hyper rouge, après en avoir appliqué sur sa bouche, un paquet de mouchoir, un gri-gri en forme de lapin rose, un paquet de clopes et finalement elle revint vers Lallie, mit le cran de sureté et planta le flingue à l’arrière de son jean… Frissonnant quand le canon froid caressa sa peau. A se demander comment elle pouvait encore respirer ! Et finalement, elle enfila par-dessus un long pull noir un peu miteux, qui le dissimulait parfaitement ! Quand elle le passa, de longues boucles rousses en profitèrent pour se faire la malle et tomber de son chignon improbable, pour venir caresser sa nuque et sa gorge.

- J’suis prête !

Elle avait ouvert la porte, laissant sa meilleure amie la précèder et ne posa finalement la question qui lui brûlait les lèvres, qu’au moment où elles arrivèrent dans la rue.

- T’as fait quoi toi hier soir ? T’as dévalisé une bourgeoise mariée ?

Caroline avait désigné la bague d’un geste du menton, avant d’extirper une clope de son sac, de l’allumer et de la tendre à Lallie, en rejetant la fumée, dans l’autre direction. Ben quoi, elle savait bien qu’elle était curieuse… Et observatrice ! Fallait l’enlever, si elle voulait pas répondre.
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Message Sujet: Re: "Tu veux un tire-baba ? J'en ai des tas !" [Lallie] Jeu 22 Jan - 15:40



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La chambre de Caroline,


Gargamel, idéal pour un sorcier aussi mauvais que pouvaient l'être ces Rookwood, non ?
avait murmuré, le regard absent, celle qui caressait le trophée de son amie. Un léger frisson à son échine alors qu'elle laissait trop bien les souvenirs l'envahir puis ses poings qui se crispèrent alors qu'elle se retournait pour faire face à son amie. Un silence pendant lequel Lallie tentait de rependre ce souffle qu'elle sentait lui échapper puis un sifflement alors qu'elle ajoutait Ne sous estime pas ces chiens Caroline... Jamais ! avait-elle dit avec autant de colère que de cette douleur qui ne l'avait jamais quittée depuis sa première rencontre avec le monde des sorciers Hier vous avez pu les prendre par surprise et l'avantage nous était acquis avant même que tout commence... Et toi et moi savons aussi à « qui » nous le devons. Mais la prochaine fois nous n'aurons peut-être pas pareil privilège et je veux que tu me promettes de ne pas commettre l'erreur que je ne ferais plus jamais moi non plus . un silence alors qu'elle sort son arme préférée, en fait sauter la sécurité et la pose sur le crâne et mime l'acte du tir Ne leur laisse jamais la moindre chance ! Et si tu en vois un alors ne réfléchis pas et tire lui dans la tête. Ces putains de sorciers sont pires que des zombies, crois-moi je sais de quoi je parle...

Sa main qui passait nerveusement dans ses cheveux qu'elle détachait, laissait tomber sur ses épaules dénudées et son regard qui se paraît de l'ambre des foudres de son ire. Lallie n'avait jamais parlé à Caroline de ce qui leur était arrivé à Daryl et elle... De cette nuit qui les avait faits basculer dans l'extrémisme le plus total... Plusieurs fois elle en avait eu l'envie mais la force, et peut-être bien le courage aussi, lui en avait manqué. Seul Daryl savait. Et peut-être était-ce aussi bien ainsi en fait. Le regard de la brune se radoucit pourtant alors qu'elle rejoignait son amie et écoutait celle-ci lui dénoncer le minable petit queutard qui s'était laissé berner et délester de son arme aussi facilement. Un rire soupiré qui lui échappa alors qu'elle se promettait d'avoir une petite conversation avec ce gros abruti. Et que se serait-il passé s'il c'était s'agit d'une autre que Caroline ? S'il s'était laissé aller dans les bras d'une sorcière ? Scott avait besoin d'une petite mise au point ! Mais cela devrait attendre. Les regards dubitatifs et presque inquisiteurs que ne cessait, à intervalles presque réguliers, de jeter la sulfureuse rouquine à cet anneau à son doigt, Lallie en avait parfaitement conscience et le rose lui monta aux joues alors qu'elle tentait de dissimuler sa main. Déjà parfaitement consciente qu'elle n'échapperait sans doutes pas aux questions de sa curieuse, très curieuse, meilleure amie ! Cette-fois ce fut un rire sonore qui échappa à la terroriste alors qu'elle commentait l'appréciation de son amie croqueuse d'hommes

Des fois je me demande laquelle de nous deux est la pire niveau hommes : toi et tes aventures sans aucun lendemain ou moi et...
un soupir alangui et un sourire aussi béat que niais à ses lèvres tandis qu'elle se redressait et allait piocher une tenue dans la garde robe si fournie de son amie. Elle hésita un instant puis porta son choix sur une robe encore plus osée que celle qu'elle portait déjà. Le genre de robe qui aurait aussi bien plu déplu à Daryl ? Oui ? Alors c'était celle que Lallie porterait pour cette petite virée entre filles ! Il s'inquiète pour toi, c'est tout. dit-elle de façon lasse et en tentant maladroitement de justifier la sévérité de son conjoint Daryl... disons qu'il est vraiment, mais alors vraiment pas doué pour montrer ce qu'il ressent. Et j'avoue que je le comprends. Vue notre vie les sentiments ne sont qu'une faiblesse que nous ne pouvons pas nous permettre. un regard furtif à son annulaire alors qu'elle venait rejoindre son amie et laissait son regard errer sur son reflet. Elle était jolie ? Peut-être, Lallie n'en savait rien. Et elle s'en fichait, il n'y avait qu'un seul homme à qui elle voulait vraiment plaire. Un seul. Celui dont elle s'empressa de chasser les traits de son esprit avant que de lever un bien impoli majeur et persiflait Themis est une petite conne doublée d'une garce ! Et je te promets que, quand nous n'aurons plus besoin d'elle je te laisserai lui donner cette leçon qu'elle mérite amplement ! Mais pas maintenant.. cette petite teigne peut encore nous servir.

La voix de Lallie s'était faite plus ferme, du genre qui ne laissait place à aucune tergiversation. Oui, cette damnée méritait qu'on la pende par les tripes et qu'on lui refasse sa jolie petite gueule. Lallie en crevait littéralement d'envie à chaque fois qu'elle était obligée de laisser leurs routes se croiser. Mais pas encore... De tous les sorciers elle était celle qui, allez savoir pourquoi, les aidait. Incroyable et suspect ? Evidemment. Themis devait cacher un but qui leur échappait mais la terroriste se jura de découvrir le fin mot de cette histoire. Et, ensuite, elle lâcherait Caroline et elle dans une pièce close et les laisserait régler leurs comptes. Voilà qui devrait être follement amusant, non ? Parce que, évidemment, Lallie ne doutait pas de la victoire de celle qui l'avait suivie dans la rue et posait, enfin, la question qui devait la démanger depuis un bon moment. Tremblant au point de devoir s'y prendre à deux fois avant que de parvenir à ouvrir sa Dodge Viper, elle avait pesté à voix basse avant que de tenter de jouer la carte de l'innocence

Soit ça soit c'est moi qui me suis amusée à me marier pour jouer la bourgeoise !
puis, montant et s'installant au volant, elle avait fini par grommeler On peut y aller maintenant ?

Marrant mais la brune ne semblait pas franchement à son aise. Pas du tout même ! Et c'était bien la première fois depuis que Caroline et elle s'étaient trouvées !



~***~


Un Pub de Londres,
Quelques instants plus tard,

Le trajet avait été étrangement bien silencieux et la conduite de Lallie, d'ordinaire si fluide, avait été pour le moins nerveuse. Et bien qu'une recherchée telle que la jeune femme n'avait jamais que faire des lois, défoncer avec obstination chaque limitation de vitesse, griller chaque feu et manquer d'écraser plus d'un piéton... Disons que cela n'était pas faire preuve de la plus grande prudence et cela ne ressemblait pas non plus à la jolie brune ! Ce fut sans un mot qu'elle s'était garée et avait extirpé sa longiligne silhouette de la voiture. Les regards des mâles aux alentours qui glissent et se font amateurs alors qu'ils glissaient sur les jambes fuselées des deux amies arrachant à la jeune femme un soupir d'exaspération. Ses lunettes de soleil remontées comme un serre-tête dans sa chevelure de jais elle laissait les pans de son long manteau s'ouvrir pour mieux dévoiler les courbes insolentes de ce corps moulé dans ce minuscule bout de tissu couleur sang. Et Lallie rit pour la première fois depuis leur départ alors qu'elle passait son bras autour de la taille de sa meilleure amie et déposait, pour jouer, un baiser dans sa nuque

On les fait baver et crever d'envie ma chérie ?
puis feignant de caresser le dos de sa compagne d'un soir elle lui gliss plus bas encore Les trois hommes qui pénètrent dans le pub... Ce sont eux nos cibles. Et, si mes souvenirs sont bons, ils adorent la chair fraîche... l'emmenant vers eux, ondulant doucement et feignant de ne pas même s'intéresser à ces mâles qui, eux, les avaient d'ors et déjà repérées, elle ajouta Et quoiqu'il se passe ici ce soir... Pas un mot à Daryl, compris ? Sinon il me tuera... et toi aussi !

Déjà les hommes venaient les aborder. Lallie regarda Caroline : alors prête à jouer les séductrices et les femmes fatales ? Après tout cela était un rôle qui lui allait à merveilles, non ? Et Lallie voulait ces armes ! Quoique cela puisse requérir de leur part à son amie et elle ? Oui. Et puis elle avait promis à Caroline de lui donner l'occasion de tester son arme non ? Et alors qu'elle laissait un homme s'emparer de sa taille et commencer à l'entraîner dans le pub tout en laissant sa main venir flatter sa croupe, oui Lallie ne doutait pas un seul instant que ces porcs lui fourniraient plus d'une occasion de leur faire payer leur audace dégueulasse en leur logeant une balle en pleine tête. Voir même plusieurs tiens !





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Message Sujet: Re: "Tu veux un tire-baba ? J'en ai des tas !" [Lallie] Jeu 22 Jan - 15:40


Lallie était ronchon aujourd’hui et clairement rabat-joie. Elle ne pouvait pas, tout simplement, se réjouir de leur petite victoire ? Non, parce qu’il fallait toujours rester sur ses gardes, avec cette engeance pourrie qu’était les sorciers ! Ne jamais hésiter et toujours viser la tête, pour être sûr de ne pas les voir se relever ! Comme dans les films de zombies ! En pire !

- Je sais et je t’assure que j’oublie pas.

Les épaules de Caroline s’étaient redressées et elle avait adopté un air tout ce qu’il y a de plus sérieux, son regard plongé dans celui de sa meilleure amie, comme si elle avait cherché à lire, tout ce qu’elle pouvait lui cacher. Sa folie ? C’était sa carapace, sa meilleure façon de se protéger. Un jeu qui s’était transformé en réalité, presque. L’avantage ? On avait souvent le tord de ne pas la prendre au sérieux, de la croire stupide… Lallie, elle, avait une tout autre manière de se protéger, ce côté revêche, que Caroline avait appris à aimer et dont elle ne s’offusquait jamais. Comme d’ailleurs, la grande brune était la seule dont elle acceptait les remarques, réellement. Les seules remarques qui avaient vraiment de l’importance.

- C’est toi, sans hésiter.

C’est ce qu’elle avait répondu, à l’évocation de leur vie « amoureuse » respective. Pour Caroline, l’amour, ça n’existait que dans les films. Personne n’aimait comme Jack et Rose, c’était évident ! Tout le monde était bien trop égoïste pour ça. Elle la première. Les hommes ? Ca ne servait qu’à être tourné en bourrique, à quelques exceptions près et la grande rousse jeta un coup d’œil, à la robe que sa meilleure amie avait choisi, dans sa penderie à elle, avec une petite moue. Elle lui irait bien mieux qu’à elle. Elle n’oserait plus la porter après ! Tant pis ! Elle la lui donnerait. Et tout en fermant son jean, elle avait bougonné sur le fait que Daryl continuait à ne lui accorder qu’une piètre confiance. Tout comme elle expliqua, avec une véhémence un peu exagérée, ce que Themis lui avait dit. La réponse de Lallie la fit glousser et elle mima le flingue avec ses deux mains jointes, Indexes en avant, pouces en arrière.

- Dans la tête ! PAN PAN !

Dans les couloirs du nid, tous les yeux s’étaient braqués sur les deux filles, regards appréciateurs et sifflets retenus. Le menton légèrement relevé, Caroline les avait totalement ignorés, suivant docilement Lallie, jusqu’à ce qu’elle soit dans la rue et qu’elle lâche enfin cette question, qui lui brûlait les lèvres ! Bon sang, c’était quoi cette bague à son doigt ? Même si elle l’avait voulu, elle aurait été incapable d’en détourner son regard de jolie petite pie voleuse, tant sa meilleure amie ne cessait de la tripoter nerveusement.

S’amuser à se marier ?

- Quoi ?

Caroline avait grimpé dans la voiture, la mine boudeuse.

- Sans moi comme demoiselle d’honneur ? J’t’en voudrais à mort !

Quel vilain péché !

~***~

Lallie n’avait pas ri et était restée étrangement silencieuse, pendant tout le trajet, comme si le temps n’était plus tout à la plaisanterie. Alors, Caroline avait laissé son regard se perdre sur le paysage londonien, qui se déroulait tranquillement derrière la vitre de la voiture. C’était sûrement Daryl, qui lui avait offert ça… Parfois, elle était jalouse. Oh, pas de cette relation qu’ils partageaient ! Il n’était pas du tout, mais alors pas du tout son genre d’homme. Non, elle était jalouse de l’attention que Lallie lui portait, du temps qu’elle passait avec lui, plutôt qu’avec elle. Peur qu’elle s’éloigne. C’était stupide. Elle le savait. Mais c’était plus fort qu’elle, comme si elle n’était qu’une gamine capricieuse.

Elle voulait qu’elles se fassent arrêter ou quoi ? Caroline avait fait les gros yeux à plusieurs reprises, en constatant la conduite démente de la jeune femme ! C’était pour ce genre de connerie, qu’on se faisait pincer au début, avant qu’on ne vous refourgue toute la misère du monde sur le dos… Daryl n’aurait pas aimé ça, c’était certain et quand enfin, la voiture s’immobilisa, la grande rousse poussa un soupir de soulagement, au moment de sortir, dissimulée aux yeux de sa meilleure amie… Non, décidément, Lallie n’était pas dans son assiette et ne voulait apparemment pas parler… Alors, autant l’aider à se changer les idées ?

Gestes équivoques, éclat de rire… Vrai ? Pas vraiment, mais Caroline adopta la même attitude que la grande brune. Elle était en mission avant tout et elle passa à son tour sa main sous le manteau de la grande brune, encrant ses doigts à la taille fine de la compagne de Daryl ! Tous les faire baver ? Pire qu’une bande de gros molosses, ouais et elle se laissa aller à rire à son tour, en avançant vers ce bar, qui était leur destination finale.

Leur cible ? Les trois hommes devant eux ! Des pigeons qui baissaient leur garde à tous les coups, devant une jolie fille. Le tout, c’était de jouer les inaccessibles, pour les faire rappliquer à coup sûr ! Caroline ne leur jeta pas même un coup d’œil, alors que Lallie la mettait en garde. Pas un mot de tout ça à Daryl… Pourquoi ? Ce n’était pas pour son compte à lui, qu’elle était là ? Pour celui des Sons ? Sans accorder un seul regard aux hommes qui ne les lâchaient pas du regard, elle s’était penchée vers sa meilleure amie, pour lui murmurer à l’oreille, un sourire provoquant sur les lèvres.

- Motus et bouche cousue !

Mais déjà, les sales types venaient les voir et tout de suite, ou presque, Lallie s’était laissée entraînée à l’intérieur du bar.

- Je crois bien qu’on vient d’assister à un coup de foudre… Je suis jalouse. Vous m’offrez un verre ? J’ai envie de m’amuser ce soir !

Elle avait glissé ses bras sous ceux des deux hommes, se plaçant au milieu pour les attirer elle aussi vers le fond de la pièce, qui paraissait bien moins agitée et beaucoup plus sombre. En plus, ils n’étaient pas trop dégueux, pour une fois. Pas de grosse bedaine, ils étaient plutôt athlétiques. Un défi supplémentaire, sans aucun doute, quand ça tournerait au carnage.

- Champagne ?

Elle avait pose la question, mais le serveur l’avait visiblement pris comme une commande !
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Message Sujet: Re: "Tu veux un tire-baba ? J'en ai des tas !" [Lallie] Jeu 22 Jan - 15:41



You're drinving me crazy you know that ?





St Thomas' Hospital,
1998,

Le ballet des blouses blanches, de ces infirmières empotées et de ces médecins bien trop condescendants, tout cela exaspérait au plus haut point celui qui refusait de quitter le chevet de celle qu'il avait conduite en ces lieux il y avait déjà une semaine et que, depuis, il avait refusé de quitter. Oh les soignants avaient insisté mais Daryl n'en avait pas démordu : il restait ! Et cela n'avait rien de négociable ! Il ne leur faisait pas confiance... pas plus qu'il ne se faisait confiance à lui-même d'ailleurs. Pour la toute première fois peut-être de son existence, l'ancien militaire doutait. A cause de celle dont il ne lâchait que rarement la main, se languissant au point de s'impatienter, de ces si courtes périodes où elle s'éveillait enfin. Et encore... Ces moments tellement attendus étaient peut-être bien pires encore que ces périodes, si longues, où la fatigue et la douleur la faisaient replonger dans un sommeil qu'il aurait voulu pouvoir croire réparateur. Mais après ce qu'elle avait enduré, l'homme doutait seulement que rien ne puisse plus jamais permettre à Lallie de trouver le repos. Et, tout cela, était en partie sa faute. Du moins était-ce ce qu'il ne cessait de se rabâcher comme pour mieux se flageller, se persuader de sa culpabilité. S'il n'avait pas insisté pour qu'ils sortent se vider la tête ce soir-là.. Si, surtout, il n'avait pas échoué à la protéger !

Ses poings s'étaient serrés alors qu'il réprimait avec peine un grognement de pure fureur. Se relevant il était venu fracasser ses poings sur les murs bien trop ternes de cette maudite chambre d'hôpital. Sans même se soucier de ces os qu'il avait entendu craquer, il avait appuyé son front contre le mur froid et laissé ses paupières se fermer. Un soupir qui lui échappait alors que les mots des docteurs tournoyaient en son esprit. Les examens étaient formels... et les conclusions, elles, plus terribles encore. Il n'osa pas même la regarder alors qu'il entendait encore résonner en son esprit cette phrase que cet homme avait lâché avec un ton si parfaitement détaché que Daryl avait eu la plus furieuse des envies de le cogner. Elle avait enduré l'enfer et cet homme énonçait cela comme un simple fait ? La douleur n'atteignait plus même cet être blasé et, en réalité, Daryl aurait souhaité pouvoir être à son image. Et il se maudissait de ne pas y parvenir. Il avait vu l'horreur de près, sur le front, mais rien ne pouvait le préparer à cette souffrance qui le saisissait et l'étreignait à l'en étouffer quand il la regardait, elle. Ils avaient osé la toucher ! Ils avaient osé lui faire du mal... Ca, il ne le pardonnerait jamais ! Pas plus, d'ailleurs, qu'il ne pourrait jamais se le pardonner !

Elle dort.
avait-il dit sans même parvenir à se redresser, toujours affalé contre le mur, alors qu'il entendait la porte s''ouvrir et reconnaissait le pas de Caroline. Lorsqu'il se redressa, ce fut un visage muré dans l'inquiétude et la souffrance qu'il consentit, pour la première et dernière fois sans doutes, à montrer à celle à qui il énonçait d'une voix pas aussi ferme qu'il l'aurait sans doutes souhaité Lallie a une confiance totale en toi... son regard qui se fait plus perçant encore alors qu'il s'avance, le pas lourd, vers celle à qui il murmure au creux de son oreille Pas moi. Et tu as beau être sa protégée et la sœur de Aldric … Si jamais tu t'avises de jamais la trahir c'est à moi que tu devras rendre des comptes, compris ? puis, s'éloignant, il avait ajouté, l'air de nouveau aussi implacable et froid que d'ordinaire J'ai besoin d'un café. Reste avec elle... sa voix qui s'était faite un peu plus douce alors qu'il ajoutait sans se retourner et sur le pas de la porte Ca lui fera plaisir de te voir quand elle émergera.

Puis il était parti, laissant les deux meilleures des amies seules. A peine avait-il refermé la porte derrière lui que les paupières de la malade se relevaient et son regard venait chercher celle vers qui Lallie tendait une main un peu tremblante.

Ne lui en veux pas. Il a eu peur et Daryl réagit très mal à la peur.
avait-elle murmuré du bout des lèvres avant que d'esquisser le plus faible des sourires. Nouant ses doigts à ceux de celle qu'elle considérait comme sa sœur la brune avait ajouté, lasse Mais il a raison sur un point : je t'aime Caroline. Et, quoiqu'il se passe, toi et moi c'est pour la vie. une lueur d'ardente colère qui traversa et anima ses prunelles alors qu'elle prophétisait déjà Et ce sera ensemble que nous ferons payer à tous ces salopards de sorciers ce qu'ils ont osé me faire. Toi et moi Caro... Toujours, promis ?




La chambre de Caroline,


Je sais que tu sais ma belle.
avait-elle dit dans une ébauche de sourire et en un clin d'oeil complice adressé à sa sœur de cœur Si je n'avais pas confiance en toi, crois-moi, nous ne serions pas ici à discuter toi et moi. une légère hésitation alors que le joue empourpre ses joues et qu'elle tente, comme toujours, de chasser son trouble en vérifiant cette arme qui ne la quittait jamais D'ailleurs, hormis Daryl, tu es bien la seule en qui je sache pouvoir avoir la plus totale et aveugle des confiances. Ne laisse jamais personne douter de toi ou de tes capacités ! une pirouette pour éviter de sombre dans un sentimentalisme qui ne lui ressemblait guère Ou alors note son nom et nous irons lui infliger une petite leçon de notre cru ?

Lallie avait souri, mais quelque chose semblait pourtant la tracasser, la préoccuper au point de la rendre maussade. Elle tentait de dissimuler son trouble mais pour qui la connaissait aussi bien que Caroline, il ne devait être qu'évident que quelque chose n'allait pas ! Sinon pourquoi aurait-elle abordé, pour toujours y revenir, ce sujet des sentiments et de l'amour ? Ce sujet qu'elle n'abordait jamais autrement ! Lallie était de ces êtres qui ne laissaient jamais les sentiments l'encombrer, la contraindre ! Et sa froide détermination, sa capacité à ne jamais hésiter, avaient fini par forcer le respect de ces hommes qui ne faisaient, dorénavant, plus la différence entre Daryl et elle. Pourtant, à la voir ainsi, on aurait pu douter de sa force... Là, et auprès de la seule personne auprès de qui elle puisse se permettre de n'être jamais et si simplement qu'elle-même, Lallie redevenait une simple femme... au cœur visiblement bien trop tendre pour le coup ! Et, oui, cela l'exaspérait ! Quand sa sœur de cœur l'avait si doucement renvoyée dans les cordes, soulignant et à raison, que d'elles d'eux Lallie était la plus sensible des deux la jolie brune avait grimacé et soupiré avant que de se cogner plusieurs fois la tête contre la porte de cette penderie qu'elle avait ouverte pour mieux y trouver une tenue.

Tu ne veux pas m'arracher mon cœur s-il-te-plaît ?
avait-elle tenté de rire mais ses yeux trahissant trop bien ses propres doutes.

Heureusement le sujet de la conversation était devenu plus léger, plus conforme à ceux qu'abordaient généralement ces deux femmes décidément pas ordinaires. Themis Devereaux et cette envie que les deux complices partageaient de la voir s'étouffer avec son propre fiel ! Comment une gamine de pas même dix-huit ans parvenait-elle ainsi à faire plier l'échine à tant d'êtres ? A tant d'hommes ? Cela était un mystère pour celle qui avait mimé la plus gracieuse des révérences alors que la flamboyante rouquine mimait, elle, la façon dont elle entendait bien, un jour prochain, expédier et solutionner le problème de la damnée !

La tête serait en effet préférable parce que de cœur, elle, je doute qu'elle en possède seulement un !


Les mots avaient claqué dans l'air alors que naissait dans l'esprit de la piquante brune une question bien dérangeante... Daryl maudissait tout ce qui ressemblait de près ou de loin à un sorcier alors pourquoi, par tous les diables, avait-il accepté de pactiser avec cet archétype même, cette succube incarnée de Deveraux ? Il se la tapait elle aussi ? Rien que le fait de les imaginer ensemble faisait remonter aux lèvres de la jeune femme une pure nausée ! Sans compter ces envies de meurtres, avec les scenariis plus pervers et cruels les uns que les autres, qui fourmillaient dans ses doigts fins ! Etait-ce cela qui avait poussé la jeune femme à se murer dans le silence le plus total alors qu'elle conduisait sa complice jusqu'à sa voiture préférée ? A moins que ce ne soient ces regards que les mâles de la troupe leur avaient lancés alors qu'elles traversaient le building ? Lallie détestait qu'on la regarde ! Du moins elle ne supportait pas qu'on la réduise à ce qu'elle était pourtant : une femme. Et plutôt drôlement bien foutue à ce qu'en disait, goguenard et appréciateur, lorsqu'ils se retrouvaient seuls. Et, là aussi, elle détestait ça ! Parce que cela la rendait faible ! Elle n'était pas comme Caroline ou Themis – la comparaison aurait sans doutes fait hurler la rouquine ! - et jouer de ses courbes n'était vraiment pas dans ses habitudes ! Jouer la femme fatale, elle ? Jamais ! Enfin... plus jamais ! Vraiment ? Un soupir las à ses lèvres alors qu'elle daignait délaisser quelques secondes les rubans d'asphalte sur lesquels elles filaient pour mieux regarder celle qui semblait ne pas en mener large à ses côtés

Et, pour le mariage, c'est pas comme si j'avais eu mon mot à dire...


Des simples mots certainement bien trop nébuleux pour sa meilleure amie, oui. Mais les seuls qu'elle parvint à prononcer. En fait, dans cette histoire, Lallie était encore plus dépassée que Caroline ! Elle, mariée ? La bonne blague ! Et pourtant... Elle enfonça encore un peu plus la pédale de l'accélérateur.



~***~




Le Nid des Sons,
Il y avait environ un an


Explique-toi ! Maintenant !
avait-il hurlé en entrant pareil à une bourrasque dans cette pièce où il l'avait trouvée en train de nettoyer son arme. Pour environ la cinquantième fois de la journée. Fonçant vers elle, congédiant d'un flot de vociférations les hommes présents, il avait fait claquer la porte derrière eux et, se retournant plus furieux que jamais il l'avait dardée de ses plus sombres prunelles Je t'ai dit de t'expliquer Lallie !

Tu voulais ces armes... Je te les ais obtenues.
avait-elle dit calmement et sans même quitter le regard de celui qui s'approchait déjà. Se relevant, et rangeant son arme à sa ceinture, elle avait soupiré et allait prendre congé sur ces quelques mots Fin de l'histoire.

Fin de l'histoire ?! Fin de l'histoire?!!!
avait-il littéralement explosé … un peu comme cette chaise qu'il n'avait saisie que pour mieux l'envoyer se fracasser en mille morceaux contre le mur et en agrippant celle qu'il n'entendait pas laisser partir aussi vite ! La serrant bien trop fermement sans doutes par les poignets il l'avait faite rudement basculer sur la table et, son souffle chaud venant caresser la peau de la jeune femme il avait lentement articulé, peinant visiblement à contenir sa colère Est-ce que c'est vrai ? alors qu'elle refusait de répondre, son regard toujours ancré au sien Lallie ! Je t'ai posé une question et t'as plutôt intérêt à me répondre ! puis il l'avait regardée, une lueur de tendresse traversant son regard Est-ce que c'est vrai ?!

Est-ce que j'ai laissé ce type me toucher ?
avait-elle rétorqué, le regard sombre et en se relevant de façon à ce que leurs visages se frôlent C'est ça que tu veux savoir Daryl ? Si j'ai laissé ce type me sauter pour obtenir les armes dont nous avons tant besoin ? un sifflement entre ses lèvres alors qu'elle ajoutait, blessante et provocatrice Mais qui veut le savoir ? Le leader... ou l'homme ?

Les deux.


Alors, oui, ce type m'a baisée.


L'enfoiré ! Le fils de pute !
déjà il la relâchait et sortait son arme Je vais le descendre !

Tu as eu tes armes, non ?
avait répliqué celle qui l'arrêtait d'une main à son bras et en le contraignant à la regarder en face.

Je ne traite pas ainsi ! Je ne vendrai jamais l'un de mes hommes pour des putains d'armes !
un tremblement qui le secoue alors qu'il ajoute en la fixant Je refuse que tu te donnes bordel !

Je ne voulais pas non plus je te signale ! Mais on a besoin de ces armes et ce type m'avait coincée ! Je n'avais pas mon arme ! J'étais en confiance ! Et tu voulais que je fasse quoi ? Que je butte le seul homme qui soit capable de nous servir ?


Tu aurais du oui ! Et ce type est mort de toute manière ! Je vais le descendre !
attrapant Lallie il l'avait relevée et rejetée violemment en pointant sur elle un doigt accusateur On a toujours le choix ! Et on peut très bien faire affaire avec les irlandais ! Le clan de Caleb nous aurait livrés ! un énième geste de violence alors qu'il frappait le mur de son poing Et eux au moins ne t'auraient pas...

Pas quoi ? Vas-y Daryl ! Dis le ! « S-A-U-T-E-E » ! Ce type m' a baisée !


La ferme ! La ferme !


C'est pas comme si c'était le premier qui me saute sans me demander mon avis ! Tu as la mémoire courte là ! Tu as oublié 98 peut-être ? Pas moi !


C'est un coup bas !


Non, la vérité !
avait à son tour hurlé celle qui était réellement furieuse. Et si toi t'arrives pas à l'assumer imagine ce que moi je peux éprouver !

Tu crois que je le sais pas peut-être ?! Et ça ne change rien au fait que nous aurions pu faire autrement ! Que tu aurais du faire autrement ! Et que je vais crever cette enflure !
alors que la jeune femme allait répliquer il l'avait muselé d'un regard sombre : inutile, il ne changerait pas d'avis ! Pas cette fois ! Ce … genre de choses … ne se reproduira pas ! Je ne le permettrais pas ! un silence et un souffle dans lequel il murmura Lorsque je reviendrai toi et moi aurons à parler ! Sérieusement Lallie ! Et, cette-fois, tu n'y couperas pas ! Nous devons nous décider une bonne fois pour toute ! puis il avait ouvert la porte et, sans même plus la regarder, avait murmuré comme un aveu étrange Tu m'emmerdes Lallie... Vraiment ! puis il était sorti en claquant la porte.

Moi aussi Daryl... Moi aussi...


A chacun sa façon de se déclarer... Certains s'offraient des roses. D'autres dînaient aux chandelles. Daryl et Lallie, eux, s'insultaient.



~***~


Un Pub de Londres,
Quelques instants plus tard,


Ne t'en fais pas pour mon ami...
avait dit l'un des hommes à la réflexion de cette sublime rousse qu'il dévorait littéralement des yeux et sur les fesses de qui il avait posé ses mains possessives et un brin conquérantes. Déjà il flattait les courbes de la jeune femme alors que ses lèvres venaient goûter à la saveur de sa nuque pour mieux remonter jusqu'à cette oreille au creux de laquelle il murmura Les seules choses qui l'intéressent chez Lallie sont ses talents de bonne petite salope farouche qu'il aime à dompter et son pognon ! puis, riant à gorge déployée tout en s'éloignant de manière à prendre la main de la rousse il avait pris le chemin des bas fonds du club et murmuré, visiblement satisfait Et puisqu'elle affirme avoir quitté ce crétin de Daryl et ces incapables de Sons nous ne voyons aucun inconvénient à refaire des affaires avec elle. Surtout quand elle amène de si belles amies !

Puis l'homme s'était, tu, interpellé par un regard que lui lançait celui qui servait déjà du champagne à la sulfureuse brune alanguie à ses côtés. Une main sur la bouteille de champagne, l'autre remontant déjà sur la cuisse fuselée de Lallie pour mieux s'immiscer sous le tissu de sa robe. Amenant Caroline jusqu'à son amie les trois hommes s'étaient excusés et, non sans avoir arraché à chacune les plus baveux des baisers, ils s'étaient éclipsés. Ils allaient s'assurer que tout était prêt pour « fêter » la transaction. Lallie leur ayant déjà remis le paiement en diamants ils montreraient la marchandise puis... s'amuseraient. La brune avait souri, levant sa flûte à ces perspectives des plus sensuelles puis les avait laissés s'éclipser. Se lovant contre Caroline, faisant mine de flirter avec elle le bras droit de Daryl susurra à son oreille

Plus jamais je ne laisserai un porc abuser de moi... Plus jamais !
puis, regardant son amie avec une lueur où se mêlaient de la plus étrange des manières honte, colère et envies de meurtres elle avait dit Il y a un an, avant que Caleb ne reprenne ses affaires... Nou traitions avec ces porcs ! Mais un soir, alors que je me chargeais de la transaction, ils ont exigés une rallonge sur le prix... en nature. ses lèvres qui se pincent Je n'ai pas eu le choix. J'ai cédé. Daryl, quand il l'a appris, est venu ici et a exécuté, avec lenteur et cruauté, celui qui m'avait fait ça. Après les négociations ont été rompues. un silence alors qu'elle expose son plan Mais ce n'était pas à lui de me venger ! C'était à moi ! Et, ce soir, toi et moi allons récupérer mes diamants, prendre leur cargaison et... les saigner au sens propre du terme ! puis, comme pour mieux alléger l'atmosphère déjà étouffante Et, mon témoin et demoiselle d'honneur est-elle libre le mois prochain ? Jamais je ne pourrai me marier sans toi à mes côtés voyons ! un clin d'oeil complice et une bise à sa joue Tu es comme ma sœur ! Et c'est aussi pour ça, que ce soir je t'ai amenée ici ! Je voulais que tu sois là, à mes côtés... On est une famille, non ?



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Message Sujet: Re: "Tu veux un tire-baba ? J'en ai des tas !" [Lallie] Ven 27 Fév - 15:50

St Thomas' Hospital,
1998,


Elle avait voulu amener des fleurs. Des violettes. Parce que tout le reste lui avait paru hyper conventionnel, hier, quand elle était passée chez ce fleuriste, qui officiait à l’hôpital. Pour ses fleurs à elle, elle avait du aller en jardinerie. Et finalement, elle se les était faite confisquées à l’entrée même du service, où Lallie se trouvait déjà depuis une semaine. Discrètement, elle avait arraché l’une des petites fleurs de la plante en pot et elle s’était dirigée vers la bonne porte. Elle connaissait le chemin, désormais. Elle le connaissait trop bien à son goût.

Il était là, à son chevet et Caroline avait mis ses mains derrière son dos, dissimulant la petite fleur comme une enfant prise au piège. Ombrageux, c’était le mot qui seyait le mieux à Daryl, aucun doute là-dessus ! Elle ne s’était jamais laissée impressionnée par les hommes, avant. Avant de le connaître lui ! Et elle se demandait souvent comme sa meilleure amie faisait, pour lui tenir tête à ce point. Il était terrifiant et il ne l’aimait pas du tout. Et elle se demandait bien pourquoi ! Quand Lallie les avait présentés, la grande rousse avait pourtant tout fait pour lui complaire. Elle avait vite compris que malgré ses dénégations, ce type là était le grand amour de celle qui était comme une sœur pour elle. Comme dans les films ! Mais certainement avec une fin moins heureuse, parce que dans la vie, tout finit toujours par craindre un max ! Pourtant, malgré toute sa bonne volonté, le chef des Sons la détestait et sa raison continuait de lui échapper.

Au début, elle avait pensé que c’était à cause d’Aldric. Ils s’étaient connus à l’armée et elle avait pensé que peut-être, Daryl et son frère avaient pu être en conflit. Mais apparemment, il n’en était rien ! Au contraire même, il y avait du respect entre eux, même si son imbécile de frangin n’était plus rien, désormais et aux dernières nouvelles. Elle avait songé, ensuite, que c’était sans doute parce ce qu’elle ne s’était pas tout de suite vraiment engagée dans l’organisation, jouant plutôt les dilettantes ! Mais ce n’était plus le cas, bien au contraire. Et cette semaine, comme elle n’osait pas venir voir Lallie trop souvent, à cause de Daryl le cerbère, elle avait redoublé d’ardeur à l’entraînement, se défoulant de toute sa colère et de sa tristesse, dans les exercices physiques qu’on leur imposait. Elle n’avait jamais été une grande sportive, avant. Alors, c’était normal qu’elle ne progresse pas aussi vite que certains… Pourquoi il ne comprenait pas ?

Quand il était là, elle marchait toujours sur la pointes des pieds, au propre comme au figuré, encore plus dans cette chambre. Elle avait constamment l’impression de déranger, de l’importuner ! Et cette fois n’allait pas échapper à la règle. Elle avait beau se faire toute petite, elle avait l’impression, pourtant, d’être un éléphant dans un magasin de porcelaine. Il s’était retourné, déclarant que Lallie dormait, avec du reproche plein la voix, comme si le son de ses pas souples avaient pu réveiller la jeune femme ! Elle n’était pas même en talon, Caroline avait troqué ceux qu’elle portait habituellement contre une paire de ballerine, qui lui donnait l’impression d’être à nouveau une écolière. Ne manquait plus que l’uniforme et que la cravate sagement nouée, à l’en étrangler… Et Daryl en aurait certainement profité pour l’asphyxier vraiment !

Il avait besoin d’un café, il voulait qu’elle reste auprès de Lallie mais il lui jetait au passage sa hargne au visage pour bien lui signifier qu’il ne lui faisait aucune confiance. Elle avait baissé le regard, comme une petite fille et elle avait eu de mal à déglutir. Elle n’était pour rien dans ce qui était arrivé à sa meilleure amie. Il le savait. Et pourtant, elle avait l’impression que c’était de sa faute… Ou qu’il avait l’air de considérer que ça l’était. Elle n’avait strictement rien répondu, pire qu’une écolière prise en faute et ça ne lui ressemblait pas du tout !

Il avait quand même avoué que Lallie aurait certainement du plaisir à la voir là, à son réveil et la grande rousse avait relevé son regard vers Daryl, pleine d’espoir, pour ne voir que la porte refermée derrière lui ! Un long soupir lui échappa, frustration tout autant qu’agacement. C’était vraiment pénible, de ne pas parvenir à cerner ce type et blasée, elle s’était laissée tombée sur la chaise, qu’il avait laissée vacante, faisant tournoyer entre son pouce et son indexe, la petite violette maraudée.

Un sursaut, sa meilleure amie n’était pas sensée dormir ? Une fois la frayeur passée, un sourire doux vint pourtant effleurer les lèvres de Caroline. Ses doigts s’étaient noués au sien et elle avait haussé les épaules, pour seul commentaire à l’attitude de Daryl avec elle, que Lallie commentait, tout en essayant de la rassurer. Ce n’était pas la peine de parler de ça, c’était son problème et Caroline savait que non, ce n’était pas uniquement du à la peur qu’il avait ressenti, face à ce qui était arrivé à la femme qu’il aimait. Son antipathie existait déjà avant !

« Bien sûr que nous deux c’est pour la vie, on est sœur ! »

Et même si elle n’avait pas besoin d’une motivation supplémentaire pour les détester, ce qu’ils avaient fait à sa frangine ne faisait qu’aiguiser encore plus, la haine que Caroline ressentait pour tous les sorciers.

« Promis-juré ! »

Regard résolu, elle avait secoué la main de Lallie, comme si elle scellait à nouveau leur accord !

« On les aura tous jusqu’au dernier ! »

Pas de pitié pour les monstres, pas de pitié pour les enfants de Lilith la démone !

« Mais pour ça, il faut que tu te rétablisses ! »

Caroline avait posé la petite violette sur la table de nuit.

« Et ensuite, toutes les deux, on ira les dézinguer ! Pan, dans la tête ! Toujours viser la tête ! »

C’était la première règle, non ?

♦♦♦♦♦


Un Pub de Londres,
Aujourd’hui,


Non mais qu’est-ce que c’était que ce bordel ? Elle avait beau sourire, Caroline commençait franchement à se demander ce qui ne tournait pas rond ! Ce type, qui se permettait déjà de poser ses mains sur ses fesses, connaissait non seulement le prénom de Lallie mais affirmait qu’elle avait quitté Daryl… Et les Sons. Elle avait loupé un épisode ou quoi ? Ou alors, ce type était tout simplement un crédule patenté !

Bah, de toute manière, elle avait confiance en sa meilleure amie ! Toujours ! Alors si le jeu d’aujourd’hui c’était Daryl n’existe plus et on se lance en free-lance ? Pas de soucis ! Champagne même ! Vu le prix que ça coûtait, autant ne pas bouder son plaisir et en profiter… Lallie quittant Daryl… Vraiment n’importe quoi ! C’était comme quand Rose faisait semblant de revenir vers son fiancé, pour sauver Jack… Ce qui n’empêchait pas le Titanic de sombrer et son amoureux de mourir, mais bon, là, on n’était pas dans un film !

Un baiser et quelques promesses plus tard, les hommes s’étaient éclipsés pour régler les derniers détails de cette transaction, pour laquelle sa meilleure amie avait déjà payé et Caroline s’était laissé tombée sur le canapé à côté d’elle, un sourire aux lèvres, qui disparut presque aussitôt que les crétins s’en furent allés… Bon, elle lui donnait quelques détails ou elle continuait à lui chatouiller le bras ? Quelques mots à son oreille et un bougonnement… Non mais ça elle était déjà au courant, que plus jamais sa meilleure amie ne se laisserait abuser par un mec. Et elle non plus d’ailleurs ! Alors, si elle expliquait plutôt ce qu’elles fichaient là, sans même en avoir averti leurs frères de l’Armaggedon et Daryl !?

Le sang de Caroline ne fit qu’un tour sous sa peau, quand sa meilleure amie lui expliqua qui était vraiment ces types et ce qu’ils avaient exigés d’elle… Et ce qu’elle avait du accordé à l’un d’eux. Les ongles de la grande rousse avaient griffé le cuir rouge de la banquette, alors qu’elle tentait tant bien que mal de réprimer la rage qui montait en elle et le dégoût à sa gorge. Daryl avait exécuté le porc qui avait violé Lallie, mais ce n’était pas à lui, de prendre sa vengeance. Celle-là lui appartenait et ce soir, elle comptait bien faire payer à ceux qui l’accompagnaient. Ce soir, elles auraient tout ! Les diamants, la cargaison et la vie de ces salauds !

Quant à ce mariage ? Les yeux de Caroline s’étaient arrondis, plus ronds que des soucoupes ! Alors c’était bien ça ? Elle allait épouser Daryl ?

« Bien sûr qu’on est une famille ! »

Oubliant presque l’endroit où elle se trouvait, la grande rousse avait pris son amie dans ses bras, glissant à son oreille.

« Tu peux compter sur moi, toujours ! »

Elle s’était légèrement reculée, pour plonger son regard déterminé, dans celui de Lallie. Que ce soit pour se marier ou pour châtier des salopards !
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"Tu veux un tire-baba ? J'en ai des tas !" [Lallie]

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